30/11/2007

la carrière

Hier de petites pierres jonchaient la route . Elles s’étaient probablement échappées d’un de ces camions qui roulent à tombeaux ouvert vers la carrière blottie à l’autre bout du village.

Un petit vieux debout sur le trottoir ne relevait la tête qu’à chaque vrombissement du four à chaux. Le ciel était rouge, de saison, et j’ai pesté contre les gravillons qui ricochaient sur la voiture.

Je crois que, eux, m’en voulaient que je les fasse s’envoler vers le petit vieux qui les taquinait à son tour du bout de sa cane.

12:30 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/11/2007

song for ye

J'ai une chanson dans la tête et elle assombrit tout autour de moi, étouffe la respiration et le bruissement du vent dans les branches nues.

Une musique au tempo rapide ,et, à mes pieds, le fleuve qui coule et les petits êtres qui s'agittent dans la vallée. Embouteillages sur le pont, frontière du calme et de la poussière au loin.

Le soleil innonde les collines givrées. Nouvel horizon.

12:45 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/11/2007

mowe

Alors oui, une longue absence et pas vraiment un retour parce que jamais vraiment absent. Paradoxe ?

J'ai quitté la Compagnie, enfin,  un peu comme on quitte la C.I.A. paraît-il : on y rentre un jour et jamais l'on n'en sort tout à fait.

Un grand saut dans l'inconnu, un autre domaine, d'autres lieux, d'autres visages parce que la Compagnie n'est reste pas moins une grande famille et bien que j'ai changé trois fois d'affectation en trois ans, les murs, les procédures, l'accastillage restaient identiques

Pour l'instant, que du positif et une question : pourquoi avoir attendu si longtemps ?  J'ai quatre ans pour me décider, le parachute solidement arrimé aux omoplates..

Etat d'esprit ? Neuf. Rempli de stratégie et sous monitoring constant, mais suis seul au commande et à la moindre voie d'eau : j'écoppe ! Et rien que ça, c'est une jolie victoire.

20:53 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/11/2007

papier de soie

eauJe sais que mon plongeon est réussi au son que fait l'eau quand je la pénètre, une sorte de ressac doux et bref, comme du papier de soie que l'on froisserait. Un instant auparavant, j'étais perché comme un aigle, les pieds agrippés au bord comme des serres sur une branche, je fléchis les jambes, me penche en avant, et sans préméditer mon geste, me propulse dans les airs.

Un bref moment à frétiller dans les airs comme un poisson volant, j'imagine, puis d'un coup, fendre l'eau dure comme une lame.

Papier de soie donc, et j'ouvre la voie avec mes mains, créant une myriades de petites étoiles, comme des ballerines qui danseraient à un rythme autre que celui que j'écoute. Je les lance en l'air et elles y restent, symphonies dans mon sillage.

Pas de musique, ma respiration et mes mouvements, je glisse, et rien n'a d'importance que le mouvement suivant, un, deux, trois, gauche, un deux, trois, droite.

Puis vient le bord et l'envie de poursuivre toujours plus loin, j'avance comme pour rentrer dans le mur, me glisser entre les joints, puis, au dernier moment, perdre le contrôle, et culbuter pour se créer l'infini.

22:41 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |