04/07/2006

vogue la galère

 

J’ai parfois l’impression que la métaphore à la base de ce blog tombe à plat, que je suis le seul à en saisir les tenants et aboutissants, à passer outre ses incongruités.

Et puis soudain, lorsqu’il a allumé sa petite chaîne de radio, s’est calé sur Musiq3 et a fait vibrer Bach à fond les ballons, les murs de fibre de verre peints en blanc sont devenus tek, cuivres et haubans.

Pour sûr, le pauvre homme découvre notre usine à gaz, notre Compagnie vénérée et ponctue chaque ouverture de boîte de thé de contrebande de mots tels que « moyen âge », « dieu me sauve », « cinglé ».

Sa mine s’allonge de jour en jour, il constate.

Son passage de la ligne a été fêté dignement : on a choisi avec soin un joli bâton et on l’a promptement callé dans ses roues.

Quand il a débarqué au siège de la compagnie, derrière les sourires de façades, j’avais saisi l’embrouille, l’Amiral avait déserté bien vite et pointait aux abonnés absents. Mon téléphone avait sonné, un matin, et il avait crié à l’aide, lui qui est une petite dizaine de grade au dessus de moi. Il me suppliait de le seconder, « oh, pas longtemps, juste faire la transition », deux jours semaines suffiront, le reste du temps, vous continuerez à contempler la misère humaine.

Deux mois plus tard…

15:15 Écrit par marco dans la Compagnie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

... Je vois que l'on navigue tous dans la même galère ...

Écrit par : Fred | 05/07/2006

el nave va comme disait le grand fellini

Écrit par : joseph | 10/07/2006

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