11/04/2006

guano, contrebande et joueurs de boules

Le navire est à quai et je parcours ses cales vides deux jours par semaine pour bien vérifier que la vermine ne s’installe pas et que le fier navire reste en état pour reprendre la mer dès qu’on le voudra.

J’ai un bouquin en main, que je ne lâche que lorsque l’Amiral e.r., (au teint halé comme un joueur de boule dans les campings du sud) débarque pour lire son courrier et dire qu’il va lever le pied, oui c’est sûr, à lundi.

J’ai le cul entre deux chaises, un hamac ici, où je compte à loisir les pas des mouettes sur le tek du pont, et un autre, de l’Autre-Côté-du-Rideau-de-Betteraves, dans un comptoir de la Compagnie.

Je suis un peu désemparé entre le mousse qui déménage son barda et l’Espagnole caféïnomane, Sancho Panza dépressif, qui se lamente de son abandon, de sa vie qui est passée, et de l’absence de perspective. L’Amiral la délaisse sur le quai, avec les articles de contrebandes à écouler discrètement, mais avec efficacité.

Deux jours semaine. Pendant deux mois. Et puis… è’voye.

13:35 Écrit par marco | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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