04/02/2006

 mâme

 

J'ai rêvé d'elle.

 

Un grand appartement dans laquelle la vie suit son cours, mais il y a un secret et cette porte envahissante qui plombe l'ambiance.

 

La poignée en a été sciée, une clé est bloquée de l'autre coté dans la serrure, on n'a aucune prise.

 

On n'y tient plus et nous defonçons la porte. Et elle est là, elle occupe l'espace, elle se contente d'attendre. C'est ça, elle attend, dans ses vêtements de nuit qu'elle n'a jamais quitté bien longtemps, les cheveux qu'elle ne prenait plus la peine de coiffer, elle qui complexait sur leur couleur immaculée entre autre. Elle est là, et on l'a regarde, on n'aurait pas du ouvrir la porte. Elle s'était enfermée.

 

- C'est moi qui l'ai voulu, répète-t-elle.

 

Elle s'est enfermée.

 

Ca fait combien de temps que je ne l'ai plus vue ? Elle est déjà morte, pour sûr. Vivante un peu, puis loin de nous.

 

Ce n'est plus une présence. Juste une murmure.

 

Elle ne l'a pas voulu, n'est ce pas ? N'est ce pas ?

19:22 Écrit par marco | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

le vouloir ou pas et si on fermait sa porte pour savoir combien vont essayer de la forcer , savoir si on est encore connu de quelqu'un , même si on a toujours dit "laisser moi partir seul !"

Écrit par : joseph | 05/02/2006

... Je ne pense pas qu'elle l'a fait volontairement ... mais à force d'attendre la porte s'ouvre de plus en plus difficilement !

Écrit par : Fred | 06/02/2006

Ce texte me touche si fort. Parfois, on ne veut pas que la porte soit forcée et, avec le temps, on se rend compte de la chance que l'on a eu que quelqu'un ait eu ce geste.
Je t'embrasse.

Écrit par : Ialosileth | 08/02/2006

Les commentaires sont fermés.