11/01/2006

contrôle

Elle m'a dit dormir c'est perdre le contrôle, tenter de l'accepter. Je lui parlais de mon somnambulisme, je suis la risée de la famille, je chasse le chat en pleine nuit, je tourne autour du lit, suis persuadé de gambader dans la maison, de lire des choses.

 

Je me réveille fatigué, ce n'est pas drôle, une fatigue prégnante, lourde et poisseuse, qui n'handicape pas mais rend sourd à tout.

 

Tout le monde est fatigué, je ne le suis pas, c'est juste que je ne dors plus, je ne perds pas le contrôle. Je lui parle de ma tête qui fonctionne à plein régime, que je suis épuisé de lutter, que je voudrais, certains matins, me taper la tête au mur, il est trop tôt, 5h45, une nuit qui n'a pas commencé, une matinée qui sera longue, un train dans lequel je dors.

 

Le contrôleur me réveille votre abonnement s'il vous plaît, il me touche l'épaule, je suis momifié dans ma veste et mon écharpe, je sursaute, fait mine de le frapper. Violence.

 

Epuisement.

 

Docteur Dodo me dira quoi.

 

Je vais encore avoir l'air ridicule.

13:48 Écrit par marco | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

transports et on parle de transports en commun pas de communs transports (quoique en rêve, tout est possible) mais l'omnibus , c'est râlant on est souvent réveillé en sursaut

Écrit par : joseph | 11/01/2006

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