13/12/2005

cancer

Ce qui te passe par la tête est forcément une banalité, forcément déplacé, toi et ton insolente santé, toi et ton insolente jeunesse, il n'y a pourtant entre vous qu'une petite vingtaine d'années, même pas un quart de siècle et l'on sait que ça compte peu à cet âge-là, pas un pied dans la tombe, non  pas encore, mais déjà si proche, on sent le souffle et la maladie.
 
Une banalité certes, que tu débites un peu niais, un peu con, franchement bête, franchement con.
 
Elle tombe à plat, bien sûr, tu t'attendais à quoi ? Il ne répond rien, que répondre de toute façon, toi tu penses qu'il va faire vide, que la mort tu n'aimes pas ça, que tu en as peur, angoisse de la mort qu'elle a dit l'autre jour, tu as rigolé, une sorte de barrière dérisoire contre la course de la trotteuse, le regard de l'Ankou et cette maladie qui rode.
 
Le navire tangue, tu sais qu'il n'y a plus tant qu'il y avait, que bientôt, demain, après Noël, après Gaspar, Melchior et Balthasar, après la frangipane, tu seras parti, tout ça sera loin.
 
Tout oublier.
 
Une ode à la vie. Une ode hypocrite.


12:11 Écrit par marco | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

tout oublier ? ... accompagner ...

Écrit par : E. | 14/12/2005

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