21/10/2005

à l'aide (l'écrit)

J'ai encore essayé, sans conviction, un besoin ultime sans doute. Une page blanche devant moi, un classique.
 
Je suis d'une régularité effrayante, constante, sotte.
 
J'écris quatre lignes : les mots qui bouillonnaient en moi sont dehors, un besoin, un soulagement.
 
Comme après un orgasme, une sensation de vide, un besoin de rien, de tout, une frénésie apathique, des visions de solitude et de grands espaces. Besoin d'air.
 
Mais ces trois lignes resteront orphelines. Hier soir, dans le train, mon carnet a fini sous mes pieds et je l'ai pietiné dans mon sommeil.
 
J'ai longtemps cru fonctionner comme un barrage. Le trop-plein finirait par sortir.
 
On ne se sent jamais aussi bien qu'après la nausée. Trois seconde de délivrance. Mais la douleur revient, lancinante. Elle est ancrée en nous. Rien ne l'en délogera.
 
Sauf le temps. Ou la résignation.

15:36 Écrit par marco | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

... Bonsoir Marco c'est tjrs un plaisir de venir te lire ... Je constate que nous avons certaines manies communes.

A bientôt, bises

Écrit par : Fred | 22/10/2005

DE LA NOIRCEUR Ma noirceur à moi provient de mes images.. sauf exception comme tu as vu. La tienne, je la sens dans tes mots... de très beaux mots.

Écrit par : BELTANE | 25/10/2005

des lignes quelle chance de pouvoir écrire quatre lignes-les pensées parfois se bousculent si vite qu'il ne m'en reste aucune tant le pc est lent à les retenir -alors mes textes, il faut les lire entre les lignes n'ayant moi même aucune notion d'écriture subliminale (faurait un dictaphone!)

Écrit par : joseph | 30/10/2005

Les commentaires sont fermés.