15/02/2008

méthodologie

Les notes de musiques m'arrachent les veines une à une et les jettent sur le clavier ou le papier pour en faire des mots.

 Voilà pourquoi écrire m'est si douloureux.

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18/12/2007

par delà l'arc en ciel

Un petit souffle de liberté avait soufflé, je m’en souviens bien, une maison rafraîchie, des rideaux qui volent gaiement sous la brise, des petits dessins et des textes qui emplissaient le cœur d'une frénésie créatrice.

Il y avait certes des moments sombres et difficiles mais tout baignait dans l’euphorie douce.

Je repense à ces instants, à ce qu’il m’ont apporté, à ce qu’il en reste : une chanson au ukulélé, des souvenirs et la certitude qu’aucun age d’or ne dure.

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30/11/2007

la carrière

Hier de petites pierres jonchaient la route . Elles s’étaient probablement échappées d’un de ces camions qui roulent à tombeaux ouvert vers la carrière blottie à l’autre bout du village.

Un petit vieux debout sur le trottoir ne relevait la tête qu’à chaque vrombissement du four à chaux. Le ciel était rouge, de saison, et j’ai pesté contre les gravillons qui ricochaient sur la voiture.

Je crois que, eux, m’en voulaient que je les fasse s’envoler vers le petit vieux qui les taquinait à son tour du bout de sa cane.

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29/11/2007

song for ye

J'ai une chanson dans la tête et elle assombrit tout autour de moi, étouffe la respiration et le bruissement du vent dans les branches nues.

Une musique au tempo rapide ,et, à mes pieds, le fleuve qui coule et les petits êtres qui s'agittent dans la vallée. Embouteillages sur le pont, frontière du calme et de la poussière au loin.

Le soleil innonde les collines givrées. Nouvel horizon.

12:45 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/11/2007

mowe

Alors oui, une longue absence et pas vraiment un retour parce que jamais vraiment absent. Paradoxe ?

J'ai quitté la Compagnie, enfin,  un peu comme on quitte la C.I.A. paraît-il : on y rentre un jour et jamais l'on n'en sort tout à fait.

Un grand saut dans l'inconnu, un autre domaine, d'autres lieux, d'autres visages parce que la Compagnie n'est reste pas moins une grande famille et bien que j'ai changé trois fois d'affectation en trois ans, les murs, les procédures, l'accastillage restaient identiques

Pour l'instant, que du positif et une question : pourquoi avoir attendu si longtemps ?  J'ai quatre ans pour me décider, le parachute solidement arrimé aux omoplates..

Etat d'esprit ? Neuf. Rempli de stratégie et sous monitoring constant, mais suis seul au commande et à la moindre voie d'eau : j'écoppe ! Et rien que ça, c'est une jolie victoire.

20:53 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/11/2007

papier de soie

eauJe sais que mon plongeon est réussi au son que fait l'eau quand je la pénètre, une sorte de ressac doux et bref, comme du papier de soie que l'on froisserait. Un instant auparavant, j'étais perché comme un aigle, les pieds agrippés au bord comme des serres sur une branche, je fléchis les jambes, me penche en avant, et sans préméditer mon geste, me propulse dans les airs.

Un bref moment à frétiller dans les airs comme un poisson volant, j'imagine, puis d'un coup, fendre l'eau dure comme une lame.

Papier de soie donc, et j'ouvre la voie avec mes mains, créant une myriades de petites étoiles, comme des ballerines qui danseraient à un rythme autre que celui que j'écoute. Je les lance en l'air et elles y restent, symphonies dans mon sillage.

Pas de musique, ma respiration et mes mouvements, je glisse, et rien n'a d'importance que le mouvement suivant, un, deux, trois, gauche, un deux, trois, droite.

Puis vient le bord et l'envie de poursuivre toujours plus loin, j'avance comme pour rentrer dans le mur, me glisser entre les joints, puis, au dernier moment, perdre le contrôle, et culbuter pour se créer l'infini.

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14/07/2007

rentré

Rentré ce matin à 6h. Roulé de nuit. Fenêtre ouverte. Me mets à jour sur le net, les journaux, les blogs, mes chansons. Chat content. Poissons en bonne santé. Grand mère décédée. Tasse de thé au micro onde.

A pleine vitesse sur l'autoroute. A pleine vitesse.

15:41 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08/06/2007

certitudes

Tu me demandes ça, à moi, et la terre se dérobe sous mes pieds, je vais devoir reprendre le clavier ou me jeter dessus, la musique à fond les ballons, mais je sais d’avance que je n’y arriverai pas. Trois notes dans les oreilles, trois textes effacés, la maudite touche retour et la barre d’espace que je voudrais enfoncer à l’infini.

La terre ne se dérobe pas, c’est une illusion, j’ai face à moi des armoires pleines de dossiers multicolores, et il fait chaud, l’orage se prépare. Au loin les collines vertes et la Meuse écrasée par la brume et puis la pluie qui s’annonce aussi.

Tu me demandes ça, à moi, et ça m’arrache les nerfs du corps me laissant décharné et transpirant, ce n’est pas la chaleur. 

Ce texte ne viendra pas, c’est une certitude, la feuille blanche ne noircit pas, je veux me dérober.

Je n’y arriverai pas.

14:26 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

27/02/2007

nuée

Je vogue, je vogue et on s’en fout. Je glisse dans l’attente de jalons qui ne viendront pas parce que c’est bien connu, rien ne change d’un coup, en bien, en mal, tout évolue par petite touche, par petits rayons de soleil voilés.

Je vogue, je vogue et je m’en moque, il manque des pièces au puzzle, et la vache dans l’obscurité qui me craint lorsque j’arrive.

Ce n’est pas le bon début de l’histoire, ce n’est pas la raison de tout. Des symptômes que je connais, de la source des choses dont je m’abreuve à m’en noyer.

Ce n’est pas le bon début de l’histoire, elle le sait, je l’ai dit, ce n’est pas le bon début de l’histoire, de l’Histoire, dont je ne connais rien, dont je ne veux rien connaître.

Je vogue et ce n’est pas un début, même pas la fin, même plus d’envie, de sentiments et de passion. Une quête comme un saint Graal que je ne trouverai pas.

Saturation.

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jalons (bis)

Elle me nuit et pourtant surgit de mon être et me libère.

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26/02/2007

conclu 1

System-Recycle-Bin-Empty-256x256

Ce que je ne sais pas : à la poubelle.

Ira in me...

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19/02/2007

missive

Alors oui, un peu de retard, mais je suppose que c'est la meme chose pour tout le monde, le temps passe à une vitesse de dingue, et puis la routine, la routine.

Boulot, boulot, rien de passionnant, mettre des noms sur des dossiers, apprendre à ne pas voir, à ne pas entendre et à ne rien dire, survivre. Je n'y ferai pas de vieux os, dans le sens où je pense bien leur dire m**** un jour à cette bande là, qui ne se rend pas compte que nous courons à notre perte. Trois postes dans la compagnie et le même ennui. De deux choses l'une : ou je suis un inadapté ou la compagnie ne tourne pas rond du tout.

Les deux très probablement.

Mais que faire d'autres... Des solutions ?

Quant à la santé, les visites s'espacent et je suis en train d'expérimenter un traitement de luminothérapie pour mon sommeil. Et je dois dire que les résultats sont des plus encourageant. J'attends certes le printemps avec impatience mais au moins je l'attends sans dépérir ni blanchir comme un chicon.A voir sur le long terme.

Bref... quant à l'écriture, puisqu'il faut bien y venir pour être complet, heu... tout passe tellement vite, j'ai l'impression de voler comme dans cette pub pour le TGV, glisser d'un point à l'autre sans pouvoir me poser. Mais tout cela est dans mon coeur et probablement qu'il s'agit d'un petit passage a vide, gageons-le...

Sur ce... je te souhaite une bonne soirée.

m[..]

20:17 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/02/2007

profilé

A l'instant, je ne crois plus qu'à l'eau qui m'entoure et au reflet de mes bras qui apparait à chaque mouvement dans le profilé de mes lunettes.

Et j'avance. En théorie.

21:50 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/01/2007

fiat lux

Comment dire, oui, les visites s'espacent mais à lire d'autres blogs, le soufflé retombe, l'âge d'or est derrière nous, nous en parlerons en disant qu'on y était, qu'il a duré autant qu'un éclair mais dans nos rétines demeure le flash et un sacré mal de tête.

Je voudrais mais la Compagnie m'occupe enfin. Peut-être pas autant que je l'aurais voulu, ni peut-être même pas comme je le souhaiterais mais je mange à ma faim tous les soirs, ne pas se plaindre.

Certains projets en suspens, d'autres se sont cassés le nez sur la réalité, j'ai tenu bon, avec Son aide et celle des petites pilulles blanches.

Donc voilà, ne jamais désespérer de rien, suivre le mouvement, mais pas trop.

Et ne pas se perdre en chemin.

14:30 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/12/2006

oups

Ce blog est tellement à l'arrêt, que je n'ai même pas pensé à changer mon age. Pis les liens meurent les uns après les autres. D'autres végètent sur des bouts de papiers.

Mais diantre ! C'est Noël que diable, et la Nouvelle année pointe son nez.

Bonnes résolutions, tout ça hein.

Allez, hop, 26 ans (depuis 3 mois...)

11:58 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

05/12/2006

étagères

J'ai le sac à dos sur le réseau, ma mémoire aussi. J'ai jeté les papiers qui encombraient mes allées, tous sont retrouvables.

Des musiques comme des jalons, dix ans déjà.

On ne change pas.

Eden.

08:57 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/11/2006

courgettes

Je pense couteau et courgettes, peut-être précisément parce que c'est ce que mes deux mains tiennent à présent. Pas d'éclair dans la nuit ni de colombe blanche qui fend le ciel.

Je pense à ces pages bleues qui sont silencieuses depuis quelques mois déjà. Le mutise est la faute au changement d'horaire, au boulot alimentaire et au temps qui file et que mes mains ne parviennent pas à repousser.

Reculer d'une heure, c'est con mais j'aurai continué de tourner les aiguilles à l'infini.

A présent, je veux naviguer : apprendre quelque chose comme une porte de sortie glorieuse.

Tu seras un homme mon fils, mais tu n'écriras jamais.

23:13 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

31/08/2006

bac

Mon bac est vide parce qu’en amont la politique de la petite dose est la seule qui permet de tenir le coup.

Avec l’humour et le cynisme.

Et des musiques douces sans doute.

13:17 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

28/08/2006

août

C’est un pays où la lumière est toujours la même, peu importe l’heure qu’il est. J’en perds le fil, mon corps aussi qui s’endort à midi mais se réveille en sursaut au milieu de la nuit, dérèglement des cycles qu’elle a dit, je veux bien la croire, mais qui pourrait résister, je ne suis pas comme C., je ne peux pas fuir deux mille kilomètres plus au sud.

J’ai quitté une capitale pour une autre dans ce pays où chaque bourgade est plus ou moins la capitale de quelque chose, et ce matin dans mon « bac d’entrée », il y a six vies en dérive, six vies qui ont la couleur du temps, alors moi, pour gagner ma croûte, je fais de belles fardes criardes, de belles étiquettes, je les classe dedans, et puis, quand tout ira mieux, direction la cave, comme un cimetière de couleurs.

L’amiral m’a appelé son ami, il pleuvait encore ce jour-là, il pleut toujours, et dans mon ancien bureau repeint de couleurs vives par le mousse qui m’a succédé, je me suis dit que la page était tournée, que C. devrait se faire exorciser, elle que la vie n’épargne plus, il m’a appelé son ami, et j’ai été content.

Et ce même jour, sous la même pluie, on a discuté comme toutes les trois semaines, on a tâtonné à la recherche d’une solution et une heure pile plus tard, une poignée de main « à dans un mois et bonnes vacances », le ciel devenait mauve, j’avais deux ordonnances pliées dans ma poche et je regardais les éclairs au loin.

10:39 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

10/08/2006

fatras

Celui qui pense, ça n'est pas moi.
Je suis, celui que je pense et vois.
Ce que j'y fais, je ne peux pas,
Je ne peux pas ce que je veux.

Ne me regarde pas.
Observe moi.

Je ne suis pas ce que je suis.
J'ai peur d'être ce que je crois.

[...]

Là où je vais, personne n'ira.
N'avoue aller.

Je n'ai pas de guide
Je le suis

[...]

Ce texte, retrouvés au détour d'une pile de papier, est intitulé Deuxième Arcane, et doit dater de 1997.

D'où l'on vient quand même...

 

23:33 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

07/08/2006

silex

J'ai toujours refusé de me mettre la pression concernant ce blog. Dans mon premier post, je me demandais où il me mènerait et finalement, au bout d'un peu plus de deux ans, je réalise qu'il ne m'a pas mené quelque part, il a juste accompagné tout ce que j'ai vécu.

De trois ou quatre posts par jour au début, j'en suis aujourd'hui à trois ou quatre posts par mois dans les périodes fastes. Je réalise bien que je suis arrivé au bout de la recette initiale et qu'il m'en faut trouver une autre.

Je cherche.

Comme prévu, je suis revenu du bord de l'Océan sans avoir écrit une ligne, sans même l'ombre du commencement d'une idée. Je suis en suspension.

Il y a plein de raison. Et parmi toute celle que je trouve, aucune ne résiste à une critique un peu poussée.

Rien ne sort, je pense que je devrais faire mon deuil de tout ça et me contenter d'encoder mes caisses de thé à la Compagnie et de tondre ma pelouse.

Depuis un an et demi, j'ai appris qui j'étais, comment j'étais, mais pas ce que je voulais. J'ai cette impression désagréable d'avoir tout fait comme il fallait, d'avoir les bonnes conditions, les bons éléments, du bois sec, de la paille, et deux bons silex. Pourtant, je m'épuise à les choquer les uns contre les autres sans que les étincelles ne parviennent à produire des flammes.

Et le découragement pointe son nez.

- ah non Monsieur . , chiquez-le vous comme ça ou tirez-en les conclusions. Et ce n'est certes pas une invitation.

Alors je vais chiquer. Et sans pression.

19/07/2006

pourriture

 

Les jours passent et je vis mes dernières heures à Bruxelles, demain et jeudi, dire au revoir aux compagnons de galère, leur promettre de se revoir, faire des vœux pieux.

J’ai dû laisser ma place, au côté de l’Amiral. Je l’ai voulu mais après deux ans passé seul maître à bord, au courant de tout, je ressens un pincement au cœur. Trois semaines de vacances et il n’y paraîtra plus.

A tout le moins, aurai-je marqué des points, placé des pions et l’Amiral, pour me remercier, m’a fait des confidences sur un coin de table, m’a appris le cancer qui ronge la Compagnie, c’est un challenge, certes, mais la pourriture la plus grave n’est pas celle que j’ai vue.

08:36 Écrit par marco dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/07/2006

elle

Les jours passent, je cherche encore le printemps, je lui avais promis de l’appeler pour son anniversaire et je ne l’ai pas fait parce que je me suis égrainé encore un peu trop vite, elle me l’a fait remarquer, la vérité, c’est qu’elle a changé, pas comme nous changeons tous, mais chez elle, l’agressivité danse dans sa tête, la rancœur rode sur sa peau, et je crois qu’elle ne sera jamais heureuse.

07:53 Écrit par marco dans eux | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04/07/2006

vogue la galère

 

J’ai parfois l’impression que la métaphore à la base de ce blog tombe à plat, que je suis le seul à en saisir les tenants et aboutissants, à passer outre ses incongruités.

Et puis soudain, lorsqu’il a allumé sa petite chaîne de radio, s’est calé sur Musiq3 et a fait vibrer Bach à fond les ballons, les murs de fibre de verre peints en blanc sont devenus tek, cuivres et haubans.

Pour sûr, le pauvre homme découvre notre usine à gaz, notre Compagnie vénérée et ponctue chaque ouverture de boîte de thé de contrebande de mots tels que « moyen âge », « dieu me sauve », « cinglé ».

Sa mine s’allonge de jour en jour, il constate.

Son passage de la ligne a été fêté dignement : on a choisi avec soin un joli bâton et on l’a promptement callé dans ses roues.

Quand il a débarqué au siège de la compagnie, derrière les sourires de façades, j’avais saisi l’embrouille, l’Amiral avait déserté bien vite et pointait aux abonnés absents. Mon téléphone avait sonné, un matin, et il avait crié à l’aide, lui qui est une petite dizaine de grade au dessus de moi. Il me suppliait de le seconder, « oh, pas longtemps, juste faire la transition », deux jours semaines suffiront, le reste du temps, vous continuerez à contempler la misère humaine.

Deux mois plus tard…

15:15 Écrit par marco dans la Compagnie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

29/06/2006

mundaneum

On court le monde devenu trop vaste – parce qu'il est grand, hein, sa mère !

Nous n'aurons bientôt d'autres choix que de nous trancher le lard à vif, écarter la chair d'un geste franc et nous fourrer contre les côtes des appendices de métal. Et ca fera du bien : le monde rétrécira.

On pourra encore l'agrandir.

22:05 Écrit par marco | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

21/06/2006

criblé

Alors du rythme, en veux-tu? en voilà! parce que le ciel ressemble à un aspic criblé de bouts d'avions, de pales d'éoliennes, de pylones rouges et gris et d'étoiles aussi. Massive Attack crie « ouh-ouh » dans la radio alors je me dis que je ne peux écrire que dans ma tête, là où les mots explosent en choquant mes os. Ils me suent par tous les pores sans que je ne puisse en retenir un. Je parviens tout juste à en noter fiévreusement l'un ou l'autre emputé, clopinant, écorché et vide de sens sur mon téléphone portable, jamais de bic, ca freine, c'est bleu, ca hypnotise.

Pas de rythme, juste des mots qu'on ne dit pas, des mots pylones et hauts-fourneaux. Je me dis qu'on a du mérite d'écrire de nos jours, avec toutes ces misères, ma bonne dame, dans le temps, il n'y avait que des fleurs des champs et pas de tour de contrôle sur les hauteurs de la ville. Mais je finis par trouver ça beau les champs baignés par le soleil gris, la pluie et mon regard qui en crève.

De ce rythme.

23:11 Écrit par marco | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/06/2006

falta

Il manque du rythme, une tasse de café sur une rambla quelconque, et puis de courage aussi et des choses à dire sûrement.

Le fil n'est pas cassé, juste distendu.

 

14:09 Écrit par marco | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

31/05/2006

prédation

On travaille désormais dans une optique palliative et non plus curative. Ce sont ses mots, entre des nouvelles de son fils et des travaux dans sa maison. Comme si c'était normal, presque anodin. Je ne sais pas quoi répondre à son courriel, j'ai peur d'être maladroit mais surtout je ne sais pas quoi dire, parce que les gens qui meurent ont tort, c'est de leur faute, ils l'ont cherché, tu penses, elle fumait comme un pompier, alors un cancer, c'est normal, hein ? et puis ce jeune de mon âge qui s'est jeté contre un poteau électrique, il roulait trop vite, pour sûr, pas de pitié, ca ne m'arrivera pas.

Et ce vieillard qui s'est approché de mon bureau l'autre jour, le regard vide et la tête pleine d'alzeihmer, il baragouinait qu'il voulait un abonnement de golf, j'ai cru comprendre de quoi il me parlait, j'ai revu mon grand-père, ma grand-mère, je me suis revu, j'ai vu la mort qui attend un rien sadique en prenant le thé, et puis sa femme a surgit, s'est excusé pour lui, la tiré par le bras, laissant ses yeux bleus me fixer, elle fuyait, le bousculait, excusez-le monsieur, il fait alzeihmer, il s'égare vite, je ne peux pas relâcher mon attention une seconde, ses mots s'enchaînaient, je lui en ai voulu de ne pas m'expliquer, de ne pas s'épancher, mais tu sais, c'est de sa faute aussi, elle s'est perdue.

Je n'aime pas cette odeur.

Mais je ferme les yeux. Et ça passera.

22:41 Écrit par marco | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/05/2006

sifflement

 

La beugleuse du moment a geint une fois de trop qu'elle s'appelait Bagdad, alors j'ai coupé la radio pour laisser siffler le vent dans la vitre.

L'aiguille du tachymètre à 120, la courbe de l'échangeur et la ville  a commencé à m'engluer. 

J'ai compris que je ne savais pas comment j'écrivais.

22:50 Écrit par marco | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

journée

On entend des portes qui claquent et l'ascenseur qui grince : le Comptoir se remplit peu à peu. J'aime bien ces premières heures où le bureau est vide, les infos à la radio, les armoires encore fermées, et le téléphone muet. Je surfe sur la toile, je pense à écrire, la fenêtre est ouverte, profiter de la fraîcheur avant que les combles ne deviennent torrides.

C'est la journée de lutte contre l'homophobie aujourd'hui. Des projets sont lancés par le gouvernement, des articles dans les journaux, des posts sur les blogs. On mesurera ici les sentiments profonds des uns et des autres.

Je n'ai jamais souffert d'homophobie. Sans doute par chance vu ce que je lis. Peut-être aussi parce qu'à l'école, je ne savais pas qui j'étais, et les remarques que je subissais au sport, parce que j'étais sans doute le plus mauvais gardien de but de la terre, était fondée d'abord, et ressentie comme méritée aussi.

A la Compagnie, ce n'est pas que je me cache, mais j'omets. Ouais… je me cache en fait. Un peu honteux, hein, parce qu'avec tous les combats menés par nos "anciens", …

Ouais… on en souffre hein.

08:24 Écrit par marco | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |